La Food Traboule : un concept unique de foodcourt à Lyon

La Food Traboule : un concept unique de foodcourt à Lyon

Un foodcourt oui, mais pas n’importe quel foodcourt.
Inspiré par leurs voyages à travers le monde et leurs origines métissées, du Brésil pour Tabata à la Savoie pour Ludovic, en passant par les traditions lyonnaises et les cultures gastronomiques nordiques et scandinaves, le couple Mey s’est lancé dans ce projet avec une envie de réinventer le foodcourt aux tonalités généralement industrielles en un espace chaleureux et aux cartes matinées de world food.

Propriétaires du restaurant étoilé Les Apothicaires à Lyon, Tabata (ex Bonardi, qui fut demi-finaliste de la saison 3 de Top Chef, d’origine brésilienne et ayant fait ses classes à l’Institut Paul Bocuse) et Ludovic Mey, son mari (passé par la case parisienne et les fourneaux du chef étoilé lyonnais Christian Têtedoie), se sont emparés de la reconversion d’un lieu mythique du Vieux Lyon, la Tour Rose. Bâtiment classé aux ABF, ancien hôtel de luxe avec le restaurant piloté par Philipe Chavent : la petite comme la grande histoire s’entremêlent dans cette institution représentant un défi majeur pour les époux, mais dont la vision et la ténacité ont donné naissance à un lieu dont le charme et l’âme font rayonner une nouvelle représentation de la cuisine lyonnaise.

Concept fusion : quand le foodcourt épouse la traboule

Les traboules font autant partie du patrimoine lyonnais que la gastronomie : l’alliance des deux s’annonce comme une forme d’évidence.

L'ambiance et la verrière de la Food Traboule
L'ambiance et la verrière de la Food Traboule

Une traboule est un passage étroit et couvert qui permet de circuler (à pied) d’une rue à l’autre, en empruntant les cours et escaliers intérieurs des immeubles. Au-delà des qualités esthétiques de certaines, elles ont été le théâtre de nombreux moments clés de l’histoire, tant lors de la révolte des Canuts où ces derniers trouvaient refuge que lors de la seconde guerre mondiale, au service des résistants.

L’Histoire permet aux époux Mey de remettre en perspective les histoires, celles de la gastronomie lyonnaise, de la créativité culinaire habitant la ville, et de laisser l’humain au centre de ce microcosme sensuel, mais aussi construit autour du développement durable, à travers la gestion des déchets et l’emploi de personnes réfugiées.
Cet axe se couple avec la volonté de créer un lieu célébrant la cuisine moderne et créative, en veillant à toujours la rendre accessible. Travail des produits de saisons, localisme, simplicité, expressivité et identité de chaque maison mère sont les piliers de ce foodcourt à la sauce gône.

Le vin prend sa place au fil des événements, mais s’assure un parcours sans fautes avec des cartes conçues par chaque comptoir, dotées de valeurs sûres et de découvertes plus locales.
Ludovic a récemment craqué pour la cuvée La Grosse Pierre de Pauline Passot, vigneronne en Beaujolais, et ne renie pas ses origines avec la cuvée Les Filles de Gilles Berlioz.
Le bar à vin existant lors de l’ouverture va reprendre prochainement du service afin d’étoffer les offres existantes.

De l’art de savoir s’entourer

Lyon compte ses stars de la nouvelle scène gastronomique et culinaire, comme chaque ville. Qui se ressemblant s’assemblant, les acolytes des époux Mey qui se sont embarqués dans le projet sont tous reconnus comme comptant parmi les nouveaux talents de la capitale de la gastronomie.

Le Bistrot du Potager, précurseur d’une cuisine moderne sous forme de plat à partager et qui ne désemplit pas depuis sa création il y a quinze ans, continue d’offrir sa cuisine fraîche et ultra savoureuse, aux côtés du comptoir du Bistrot du Sucré, où le chef pâtissier Axel Ozier vous régale de smoothie maison, de cheesecakes ou encore du Mitchut, dessert ayant pour base une brioche landaise pressée façon gaufre, à composer vous-même en choisissant votre topping.

Le Lyon Gastro’Pub repose sur la fusion de la convivialité du pub et d’une approche bistronomique chic, où le Burger Pulled Pork confit, la pluma ibérique snackée et le fish & chip twisté de lard paysan se disputent la préférence des clients.

Le Substrat - Panifacture reprend les codes de la maison mère en créant le concept de restaurant-boulanger : des galettes de pain (déclinées en fonction des saisons et intégralement fait sur place) cuites à la plancha ou encore des gaufres de pain garnies, et les Crouscouilles (boulettes de pain frites assaisonnées d’épices) : bref, le pain à toutes les sauces.

Le Butcher Brother ne vous raconte pas de salades (pour cela filez à MSB, Mon Salad Bar, pour un assemblage copieux et gourmand de verdures et autres ingrédients), et vous propose une viande de grande qualité déclinée sous tous ses apparats (tataki, burger, tartare steak…).

La Meunière s’occupe de reprendre le flambeau de la tradition lyonnaise au plus proche de son histoire, incluant une nouvelle culture du mix. Par ici la bonne salade lyonnaise, les ravioles, la quenelle de homard et le kebab d’andouillette.

Plats du Lobs
Plats du Lobs

En parlant de homard, le Lobs importe le fameux Lobster Roll d’outre-atlantique (sandwich moelleux et tiède composé de homard), préparé devant vous pour un maximum de fraîcheur.

Côté poissons, la gamme est complète avec Misto, qui travaille les produits de la mer en friture, et côté sucré, on n’oublie pas la Baraque à Sucre menée de mains de maîtres par Auriane et Maxime, dont l’amour du sucré se décline à l’infini, tout en saveurs et simplicité, y compris sans lactose et sans gluten.

la Baraque à sucre
la Baraque à sucre

Enfin, le comptoir des Apothicaires oeuvre selon les grands principes de la maison, autour d’une cuisine créative, de saison, et concentrant les techniques signatures de ses chefs Ludovic et Tabata, secondés par Tamas et Patrick : macération, fermentation et forte empreinte végétale. Les influences des chefs se mêlent avec celles apportées par Tamas Polgar, chef exécutif hongrois, et de Patrick N’Guyen, donnant des tonalités franco-brésiliano-asiatico-hongroise aux plats, parfois de manière subtile dans le travail d’un ingrédient, parfois de façon plus évidente.

Le baba ganoush version Apothicaires se compose par exemple d’huile de menthe, de sumac, de noix torréfiées et de yaourt préparé à la façon des nomades iraniens. Ce plat résume à lui seul toutes les tendances de la Food Traboule : modernité, créativité, fraîcheur, saveurs, influences du monde et invitation au voyage.
A venir pour la carte d’automne : escargot et moelle assortis d’un lit de crème de bresse à l’ail confit, trompettes de la mort, pommes de terre mitraille et herbes sauvages (armoise et pourpier).

Quelques plats proposés à la Food Traboule
Quelques plats proposés à la Food Traboule
Le Petit Salon de la Food Traboule
Le Petit Salon de la Food Traboule

Venez déambuler dans les recoins de la Food Traboule, élire domicile dans un petit salon à l’abri des regards, ou prendre place dans le manoir, la grande salle avec cheminée renaissance, entourée d’une tablée d’amis, et voyager dans le temps comme dans les cuisines du monde.