Que boire avec une couronne briochée ?

Que boire avec une couronne briochée ?

Chaque année, deux équipes s’affrontent pour l’Épiphanie : la team frangipane et celle de la couronne briochée. Pour les supporters de la seconde, qu’elle soit nature ou généreusement garnie de fruits confits, je vous aide à choisir la cuvée idéale pour souligner toutes ses saveurs. Suivez la guide…

On l’appelle couronne briochée, gâteau des rois, ou encore brioche des rois. On aime la déguster dans toutes les régions, mais elle est bien plus courante dans le sud de la France. Mais saviez-vous qu’avant d’être associée aux rois mages, elle était servie lors des saturnales ? Ces fêtes datant de l’Antiquité célébraient l’allongement des jours après le solstice d’hiver. Il faudra attendre le XVIe siècle pour qu’elle devienne indissociable de l’Épiphanie. Depuis, vous pouvez la trouver facilement dans toutes les pâtisseries et boulangeries au début du mois de janvier. Souvent parfumée à la fleur d’oranger et parsemée de sucre, elle est très appréciée des becs sucrés au goûter comme au dessert. Découvrez vite avec quel vin la servir.

Un blanc aux notes sucrées

Rien de tel pour faire écho à la gourmandise de la couronne briochée que de l’accompagner d’un vin blanc caractérisé par la douceur. On peut ainsi se rendre en Loire pour dénicher un Coteaux de l’Aubance issu du Chenin. Ici, le cépage offre un bouquet complexe oscillant entre la citronnelle, les fleurs blanches et les agrumes, avec des touches grillées et minérales. La bouche impressionne par son équilibre et une fraîcheur qui empêche toute lourdeur en fin de repas. Dans le Sud-Ouest, dégustez donc un Pacherenc du Vic-Bilh. Cette appellation encore trop méconnue façonne des vins qui libèrent au nez des fragrances de fruits secs, de miel et de fruits exotiques. Quelques gorgées et vous êtes conquis par sa rondeur, son gras et sa puissance qui enveloppent le mets. Dernière option, un Cérons venu du bordelais. L’abricot rencontre le caramel, le miel, l’acacia et la confiture d’oranges avec volupté. Souplesse et vivacité au rendez-vous.

Des bulles empreintes de douceur

Que serait un repas de fêtes sans quelques bulles ? Marquez l’Épiphanie avec des vins effervescents qui mettront vos papilles en éveil et répondront à la brioche grâce à leurs sucres résiduels. Départ pour le Languedoc-Roussillon avec une Clairette de Die. Elle fait preuve d’une superbe richesse aromatique, laissant deviner des notes de rose, d’agrumes, de raisin muscat, de citron et de miel. Au palais, elle se révèle croquante et suave avec beaucoup de légèreté et d’élégance. Traversez ensuite les frontières pour aller en Italie et proposer un Prosecco. S’il est devenu particulièrement célèbre ces dernières années grâce au Spritz, il se savoure également seul. Les arômes s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Les fleurs blanches laissent place à un fruité intense, le tout ponctué de notes toastées. Ses fines bulles donnent une nouvelle dimension au dessert, qui profite largement de ce vin vif.

Un vin muté plein de fruit

Enfin, surprenez vos convives avec des vins doux naturels originaires du Languedoc-Roussillon, région française devenue spécialiste de ce type de nectar. Un Muscat de Mireval sera du plus bel effet. Les senteurs de fleurs blanches et de rose se mêlent aux agrumes et aux raisins mûrs. La bouche est franche et onctueuse, avec une fraîcheur aromatique qui ne laissera personne de marbre. Autre possibilité, un Muscat de Rivesaltes. Inspirez et laissez-vous envahir par le litchi, l’abricot, la citronnelle, le miel et les agrumes confits. Mais surtout, profitez de notes de fleurs d’oranger identiques à celles de la brioche. On retrouve les mêmes saveurs en bouche. A la fois ronde et élégante, moelleuse et fraîche, un mariage parfait.

Publié , par Marie Lallemand