Que boire avec un Ramen ?

Que boire avec un Ramen ?

De plus en plus populaire ces dernières années, le ramen est devenu un incontournable des plats à manger sur le pouce. Plein d’épices et de saveurs, aussi nourrissant qu’économique, ce n’est pas un hasard s’il a conquis la planète entière. Zoom sur son histoire et les cuvées avec lesquelles l’accompagner.

Mais avant d’être l’emblème de la gastronomie japonaise, il a suscité de nombreux débats autour de son lieu de naissance. Alors que certains le prétendent originaire de Chine, d’autres attribuent sa création à un restaurant de Tokyo. Au cours des années, il s’est imposé comme un plat de rue destiné aux ouvriers, en faisant des incursions remarquées sur des tables plus prestigieuses. Car ce mélange de bouillon gourmand, de nouilles et d’un florilège d’ingrédients allant des œufs aux légumes croquants peut se décliner et se renouveler à l’infini. Une diversité qui a fait son succès et permet de l’associer à divers vins.

Ramen Tonkotsu et blanc vif

Avec sa base de bouillon de côte de porc, il est sans aucun doute le plus répandu. De manière générale, on privilégie toujours les vins blancs avec un ramen, celui-ci ayant tendance à bien trop durcir les tanins et l’astringence d’un rouge. Et avec ce bouillon gras, on préfèrera un nectar à l’acidité marquée pour l’équilibrer. Un Bugey aux fabuleuses notes florales et à la fraîcheur bienvenue pour apporter de la texture et de la tonicité à l’ensemble.
Ou bien un Alsace Pinot Gris aux senteurs explosives. Les fruits rencontrent le sous-bois, le miel et de subtiles touches grillées au nez. Puissance et opulence au rendez-vous dès les premières gorgées. La vivacité, très présente en attaque, s’efface petit à petit et laisse percevoir une belle structure ainsi qu’une persistance remarquable (lisez notre article sur le Pinot Gris, ce cépage noble).

Ramen Shoyu et blanc aromatique

Ce type de ramen est riche en sauce soja. Un goût prononcé et très salé qui appelle un blanc au bouquet intense. En effet, il devra pouvoir trouver sa place face à la force de ce plat et lui offrir une complexité supplémentaire pour le plus grand bonheur de vos papilles.
Direction l’Alsace avec un Gewurztraminer évoquant les fleurs et fruits exotiques avec conviction. Toujours flatteur, il est régi par une superbe onctuosité qui adoucit le plat.
En Bordeaux, misez sur l’appellation Graves. Ses cuvées corsées et charnues mêlent les fruits exotiques également, mais aussi le genêt et les agrumes.
Et si vous avez envie de sortir des sentiers battus, tentez donc un Corbières rosé venu du Languedoc-Roussillon. Les vins rosés sont souvent des alliés idéaux des mets épicés, comme le prouve ce mariage plein de finesse, de velouté et de profondeur aromatique.

Ramen Miso et blanc ample

Le miso est une pâte de soja fermentée que l’on peine à décrire au niveau gustatif. Véritable fierté japonaise, il permet d’assaisonner une multitude de plats et agit comme un formidable exhausteur de goûts. Il faudra donc l’enrober avec délicatesse pour le porter au plus haut.
En Vallée du Rhône, optez pour un Châteauneuf-du-Pape sur les fleurs blanches, les agrumes, l’abricot, le fruit de la passion, le miel, ou encore les fruits secs. En bouche, sa rondeur n’a d’égale que sa structure.
En Languedoc-Roussillon, un Minervois aux parfums de pêche et de pamplemousse sera parfait. Son attaque franche laisse place à un nectar nuancé à la douceur gourmande (lisez notre article escapade dans le Minervois !).
Dernière possibilité, et non des moindres, un Sauternes. A l’instar des rosés, les blancs moelleux et liquoreux sont des compagnons de choix de la cuisine exotique. Ample, gras, onctueux et puissant à la fois, sa douceur contrebalance le salé du miso. Un accord de contraste qui oppose deux titans aux personnalités affirmées.

Publié , par Marie Lallemand
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